Qui dit médecine naturelle ou médecine douce dit grande controverse. Un peu partout dans les pays développés on préfère s’appuyer sur la médecine dite “classique” où la chimie décomposée prédomine.
Dans d’autres pays, la médecine naturelle n’a jamais perdu de terrain. Et la tendance veut que dans ces même pays développés, comme la France, cette médecine naturelle revient petit à petit. Tisanes de surop, pansements en argile et, maintenant aussi, granules de placenta.
Déjà, un peu de clarification de mots:
Isothérapie: consiste à l’élaboration par l’organisme, sous l’influence d’une pathologie, de substances permettant de combattre cette même pathologie. L’isothérapie utilise, pour traiter un trouble pathologique, l’agent directement responsable de ce trouble. (en gros il s’agit de combattre une maladie par la maladie, le feu par le feu)
Source: http://www.en-os.com/isotherapie.html
Placenta: Organe d’échanges entre le fœtus et la mère, expulsé après l’accouchement au cours de la délivrance.
Source: Larousse en ligne
Si vous remettez les pièces du puzzle bien en place, vous comprendrez donc que l’isothérapie placentaire, c’est quand on utilise le placenta comme remède contre les maux suivant un accouchement.
Je vous donne une petite minute pour que vous vous débarrassiez de vos réactions premières, qui sont les même que sur tous les forums et blogs habituels.
Allez-y allègrement; lâchez le gros “beurk y en a qui mangent leur placenta”, suivez par le traditionnel “et puis quoi encore” et l’information qui a déclenché l’intérêt des médias que “January Jones l’a fait! Elle mange du placenta!” (ouais, vite fait hein).
C’est bon? On s’est remis de ses émotions et on est prêts à s’informer correctement?
Ok, merci!
“Le placenta joue un rôle immunologique très particulier, puisqu’il permet la croissance de cellules étrangères (celles de l’enfant) dans l’utérus de la mère. Le fait de donner au bébé des dilutions de l’extrait de son propre placenta pour stimuler le développement de sa réponse immunitaire est une stratégie conforme à l’approche thérapeutique homéopathique.”
Source: http://homeoswiss.ch/placenta.php
Chacune est accompagnée du conseil de séparation la plus douce possible du nouveau-né et du placenta, en encourageant la naissance lotus.
- Manger le placenta cru, pour profiter de l’apport en protéines
- Le mangé grillé ou cuit
- Préparé dans un jus de fruit ou un smoothie, technique a priori courante dans certains hôpitaux espagnols
- Préparé en gélules, capsules ou granules par un laboratoire après prélèvement d’une partie du placenta. Ceci permet la conservation de longue voire très longue durée
- En compresse sur les plaies de l’accouchement. Déposer du placenta sur les parties intimes favoriserait la cicatrisation de déchirures et d’épysiotomies.
Le médecin m’expliquait comment il était difficile de pratiquer cette thérapie car elle est illégale dans bon nombre de pays mais qu’il préfère persévérer parce que les bienfaits de l’isothérapie placentaire lui étaient bien trop évidentes depuis le début de sa carrière en tant que médecin.
Mon amie maman, qui m’a fait découvrir le concept de l’isothérapie placentaire, m’a expliqué que sa fille n’avait jamais été malade. Le placenta ne serait pas que bon pour les mamans mais également pour les enfants, ce qui paraît logique car il y a autant de cellules de nourrisson dans le placenta que de cellules de maman. Mon amie ne s’est d’ailleurs jamais servi des granules de placenta pour elle-même. Je lui ai récemment expliqué les bienfaits pour les mamans et elle regrette de ne pas avoir été au courant plus tôt, elle en aurait profité d’autant plus!
Le prélèvement d’éléments du corps humain et la collecte de ses produits ne peuvent être pratiqués sans le consentement préalable du donneur. Ce consentement est révocable à tout moment.
- Modifié par LOI n°2011-814 du 7 juillet 2011 – art. 18
Les tissus, les cellules et les produits du corps humain, prélevés à l’occasion d’une intervention chirurgicale pratiquée dans l’intérêt de la personne opérée, à l’exception des cellules du sang de cordon et du sang placentaire ainsi que des cellules du cordon et du placenta, peuvent être utilisés à des fins thérapeutiques ou scientifiques, sauf opposition exprimée par elle après qu’elle a été informée des finalités de cette utilisation.






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ah oui mais non, je pensais pas à ca quand j’ai lu “placentaire”. Honnêtement, je sais pas quoi en penser.
Oui c’est assez étonnant en effet ^^”
[...] reste, c’est chez Ilse et c’est PAR ICI! Fais passer!!TwitterFacebookJ'aimeJ'aime [...]
Je pense qu’en gélule, si vraiment c’est bénéfique, ça ne me dérangerait pas, mais griller ou cru, je n’y arriverai pas… Je n’arrive déjà pas à manger de la langue de boeuf…
La plupart des mammifères mangent leur placenta mais la question est pourquoi?
Si les mamifères mangent leur placenta c’est pour limiter les risques d’agressions par les mâles dominants de la troupe ou les prédateurs de la race. De cette manière elles ne laissent que très peu de déchets et donc d’odeurs à venir pour repérer l’élement fragile du groupe (à savoir le nouveau-né).
Heu… le smoothie pareil je passe mon tour…
Mais les granules (une fois le Beurk passé) Why not??
Le truc d’ingérer des hormones ça me laisse dubitative, faudrait voir si il y a réellement passage dans le sang et puis à priori le corps sécrète les hormones dont il a besoin. Après tout ce qui est fer et autres éléments ça ne peut être que bénéfique après un accouchement. En tout cas ça ne me tente pas du tout.
Dans ceci il y a l’éternel débat de isothérapie; est-ce que c’est un placébo ou est-ce qu’il y a lieu de croire en l’efficacité de la chose. Pour le moment, je vois que ma cops était contente du truc. Si un jour j’en aurais un deuxième, on avisera. Je suis très médecines douces sans pour autant tomber dans les exces, je n’irais pas faire la popotte avec mon propre placenta, non :s
eh bien, si j’avais su, j’aurais demandé à ce qu’on me donne mes placentas à chaque fois. C’est génial ce truc, surtout les petites gélules (non parce que moi la viande rouge, je peux pas).
Bref, si j’avais su ça avant, sûre que je serais repartie avec un petit paquet en plus de la maternité.
C’est intéressant de voir les réactions très différentes.
Perso je suis triste de ne pas avoir plus d’infos scientifiques, ça m’aiderait peut être à franchir le cap. Je pense que c’est très intéressant mais je me demande à quel point je prendrais ça en considération pour une prochaine grossesse, surtout vu comme il est difficile (et illégal) de le faire faire)… Allez les labos, bouges vous les fesses!!!
Je poursuis ici mon commentaire du blog collectif… A vrai dire je suis toujours dubitative… J’aimerai prendre le temps (mais où??? où???) de vérifier un peu les sources citées dans le site vers lequel tu fais un lien…
Je pense qu’une dose égale d’ouverture (dans le sens de la remise en question de tabous) et de scepticisme vis à vis de ce qu’on nous vend comme “naturel” sont absolument nécessaires!!
Par exemple, quand on nous dit que l’ingestion de placenta peut minimiser la dépression du post-partum, je trouve le propos confus… Cette même dépression n’est pas présente de façon égale dans les différentes ethnies (la plupart n’en font pas état) pour des raisons non élucidées et sans que la placentophagie soit en cause…
Pour moi, il y a donc beaucoup de questions et pas beaucoup de réponses…les uns n’envisageant pas d’entamer des recherches sur quelque chose qui le rebutent (scientifiquement et émotionnellement) les autres ne voyant pas l’intérêt de consolider leurs pratiques (dont l’intérêt est pour eux une évidence) par des investigations médicales plus poussées… J’avoue que les deux comportements me laissent sur ma faim!!!
Merci encore d’avoir partagé tes réflexions!!!
Comme dit dans ma réponse à mon billet sur le site des VI, les réponses ne viendront pas car le monde médical n’a aucun profit à tirer de ce genre de traitement. Le monde médical est ravi de faire la promotion de la dépression post partum, il y a une tonne de fric à s’en faire. Sais-tu par exemple qu’aux US (oui bah oui hein) ils testent les femmes enceintes pour savoir si elles sont à risques pour le PPD? Et si elles sont en effet à risques, elles peuvent se voir prescrire des anti dépresseurs à prendre pendant la grossesse… heum!
Il y a de ces remèdes qui fonctionnent en effet sur la bonne foi des gens. L’homéopathie est considérée comme placébo par bon nombre de gens. Si une femme voit des bienfaits à avaler son propre placenta, qu’à cela ne tienne. Si c’est grâce à son placenta: bravo. Si c’est grâce à son propre mental et que le placenta est un placébo: bah bravo le mental de la nénette ^^
Sans compter que la recherche médicale est encore extrêmement macho, la connaissance exacte du clitoris remonte à 1998 alors qu’il y a plusieurs siècles d’étude sur le sexe masculin, il y a encore aujourd’hui des controverses sur l’existence ou non du point G… A part pour les théories hystériques fumeuses, les femmes n’intéressent pas la médecine. On est donc pas prêts d’avoir des données scientifiques fiables sur le placenta.
Et bien je ne l’avais pas encore vu sous cet angle là mais en effet, ça tient tout à fait la route, ce que tu dis. Merci de ton éclairage!